Les tensions militaires au Moyen-Orient, alimentées par l’escalade entre l’Iran, les États-Unis et Israël, ont entraîné une nouvelle vague de volatilité sur les marchés mondiaux.
Comme lors de conflits géopolitiques précédents, les fluctuations boursières peuvent inquiéter certains clients qui voient leur portefeuille réagir à ces événements. En ce 26 mars 2026, nous vous présentons ici des éléments factuels, historiques et contextuels pour les accompagner en cette période d’incertitude.
Un choc énergétique qui secoue mondialement
Les marchés boursiers mondiaux ont subi des baisses significatives au début du mois de mars 2026, notamment à la suite de la fermeture quasi totale du détroit d’Hormuz - un corridor par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Cette perturbation a entraîné :
- Une hausse rapide des prix de l’énergie;
- Une pression immédiate sur les marchés boursiers internationaux.
➡️ Le prix du pétrole a ainsi dépassé le seuil des 100 $ US le baril, accentuant la volatilité observée sur les indices américains et mondiaux depuis.
Pressions inflationnistes et implications économiques possibles
L’enjeu pour les marchés n’est pas tant le conflit lui-même que sa durée :
- Une prolongation du conflit pourrait maintenir le prix du pétrole dans une fourchette élevée (100–150 $ US le baril), ce qui exercerait une pression accrue sur l’inflation;
- Des coûts énergétiques persistants pourraient ralentir l’activité économique et mener à d’éventuelles politiques monétaires plus restrictives (augmentation des taux d’intérêt).
| Du positif dans l’histoire! Les réactions actuelles du marché s’inscrivent dans une dynamique déjà observée lors d’événements géopolitiques passés :
Ces constats peuvent aider à rassurer les clients plus nerveux qui envisageraient de se retirer du marché à la suite de baisses ponctuelles. |
Le tableau ci-dessous présente les variations du S&P 500 lors d’évènements militaires qui ont eu lieu depuis 1939.
Pourquoi il est essentiel de demeurer investi
Pour vos clients, le message clé demeure le même qu’en 2022 lors de la crise en Ukraine : les pertes ne se matérialisent que lorsqu’on sort du marché.
Les épisodes de volatilité liés aux conflits géopolitiques sont généralement :
- Temporaires;
- Concentrés dans les premiers jours ou les premières semaines;
- Rarement catastrophiques pour les marchés à long terme.
Exemple récent :
À la suite du choc énergétique lié au conflit en Ukraine, le S&P 500 est passé de -19 % en 2022 à +25 % en 2023, pour un rendement cumulé d’environ +48 % sur la période 2022–20252.
Ces constats le rappellent : rester investi permet de mieux traverser les périodes de turbulence que de tenter de les anticiper. Les portefeuilles bien diversifiés absorbent généralement les chocs énergétiques et géopolitiques sur un horizon de plusieurs mois.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à suivre les capsules hebdomadaires sur l’actualité économique, présentée par Sébastien Mc Mahon, stratège en chef, économiste sénior et vice-président, allocation d’actifs et gestionnaire de portefeuilles.
- Source : Bloomberg (données de marché S&P 500), First Trust Portfolios – Wars, Geopolitical Shocks & the Stock Market; Nationwide Investment Management – Patience over panic: geopolitical shocks are no match for long‑term discipline.
- Données historiques sur S&P 500 INDEX (^SPX) - Yahoo Finance

